Au canon des Invalides (Vendue)

Sujet : Scène de vie

Dimensions : 12 x 16 po (30 x 40 cm)

Médium: Huile sur carton toilé

Année: 2026


Non encadrée: 300 $

Encadrée: 400 $

Dans l’atelier

Timelapse de la réalisation de cette œuvre

Extrait du journal de bord

Réflexions et notes prises pendant la création

« Ce matin-là, je cherchais simplement un bon café. Je suis finalement revenu avec un souvenir… et, plusieurs mois plus tard, avec un tableau. »

« Il y a des tableaux qui naissent d’une longue réflexion artistique. On cherche un sujet. On étudie la lumière. On réfléchit à la composition. On attend le moment parfait. Et puis il y a ceux qui commencent par un mauvais petit-déjeuner..

J’étais de passage à Paris pour participer à un atelier de cuisine. Pour l’occasion, j’avais réservé une chambre dans un petit hôtel du 7e arrondissement. L’hôtel était plutôt sympathique. Le petit-déjeuner, en revanche … Un assortiment de viennoiseries qui semblaient avoir déjà connu des jours meilleurs. Peut-être même plusieurs. Elles étaient sèches, sans saveur et manifestaient, à leur manière, une certaine nostalgie pour l’époque où elles venaient de sortir du four. Quant au café, il était tout simplement imbuvable.

Après cette première expérience gastronomique, j’ai pris une décision radicale : le deuxième matin, je chercherai mon propre petit-déjeuner. Je me suis donc levé tôt et suis parti me promener dans le quartier, à la recherche d’un café suffisamment courageux pour être déjà ouvert à cette heure-là. C’est ainsi que je suis tombé sur un petit café situé à 2 rues de l’esplanade des Invalides, qui venait tout juste d’ouvrir ses portes.

Je n’ai pas eu besoin de consulter la carte très longtemps : La formule traditionnelle. Un espresso bien serré et un croissant. Le verdict est tombé immédiatement. Le croissant était chaud et venait manifestement de sortir du four. Le café était excellent.

Je me suis installé à une petite table à l’extérieur. La rue était presque déserte. Paris semblait encore hésiter entre l’aurore et le jour. La température était idéale : ni trop chaude, ni trop fraîche. Pour quelques minutes, il n’y avait rien d’autre à faire que boire un café, manger un croissant et regarder tranquillement la ville commencer sa journée. Je dégustais le moment autant que le petit-déjeuner.

Et, chose assez inhabituelle chez moi, j’ai sorti mon téléphone pour prendre une photographie de la table. En la regardant de plus près, Je me suis dit : Tiens… je pourrais peut-être la peindre.

Comme quoi, l’inspiration artistique peut parfois venir d’un grand musée, d’un paysage spectaculaire ou d’une rencontre bouleversante.

Et parfois, elle vient simplement d’un bon café et d’un croissant chaud. »