Sous l’arche de lumière

Sujet : Paysage urbain

Dimensions : 16 x 24 po (41 x 61 cm)

Médium: Huile sur toile

Année: 2026


Non encadrée: 750 $

Encadrée: 875 $

Dans l’atelier

Timelapse de la réalisation de cette œuvre
Timelapse Sous l’arche de lumière

Extrait du journal de bord

Réflexions et notes prises pendant la création

« Certaines lumières éclairent un lieu. D’autres éclairent un souvenir.

Lors d’une promenade en fin d’après-midi dans un quartier tranquille de Venise, loin des grandes foules et des itinéraires touristiques les plus fréquentés, je suis tombé sur ce petit pont sans prétention. Il n’avait rien de remarquable. Aucun monument célèbre. Aucune vue spectaculaire. Aucun gondolier chantant pour le bénéfice des visiteurs. Et pourtant, je suis resté là. Longtemps.

Mon regard avait été capté par quelque chose de beaucoup plus simple : la lumière.

Sous l’arche du pont, l’eau reflétait le soleil de fin de journée avec une douceur presque irréelle. Les mouvements du canal transformaient les reflets en une sorte de danse silencieuse qui semblait constamment se réinventer. Je me souviens avoir observé la scène pendant plusieurs minutes sans même penser à sortir mon appareil photo. Pour être honnête, j’hésitais. J’avais l’impression que la photographie allait forcément trahir ce que je voyais. Comme si l’appareil était incapable de capturer cette impression de calme absolu. Comme si la lumière appartenait davantage à l’instant qu’à l’image. Et puis j’ai fini par céder.

En revisitant mes archives de voyage, cette image est réapparue presque par hasard. Immédiatement, le souvenir de cette fin d’après-midi est revenu. La lumière. Le silence. Le sentiment étrange d’avoir découvert un lieu qui n’attendait personne. J’ai alors commis une nouvelle imprudence. J’ai décidé de la peindre.

Cette lumière qui transforme un lieu ordinaire en souvenir extraordinaire.

Cette lumière qui n’a duré que quelques minutes mais qui, curieusement, a survécu plus de dix ans dans un coin de ma mémoire. Au fond, ce tableau est peut-être moins une vue de Venise qu’une tentative de retenir quelque chose qui, par nature, refuse d’être retenu. »